le courrier CGT

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                                                                                                                                  Colonel Delaigue

Lyon, le 10 février 2003                                                                                DDSIS…

SDIS du rhône                      

 

                                                           

Objet : dysfonctionnements encore

 

Colonel,

 

Inutile de faire ressurgir encore une fois les dysfonctionnements du SDIS qui s’amplifient encore aujourd’hui. Nous avons déjà maintes fois dénoncé les situations qui feraient bondir nos anciens et qui sont celles que nous retrouvons chaque jour en compagnie.

 Nous n’accepterons pas non plus que vous fassiez porter la responsabilité d’une situation particulière sur un seul agent, aussi gradé soit-il car si quelqu’un doit assumer, c ‘est vous et vous seul comme vous nous l’avez indiqué depuis toujours.

 En effet, à qui la faute si les majors nouvellement affectés ne connaissent pas encore toutes les ficelles de leurs compagnies, ou toutes les procédures ad-hoc, à qui la faute si les SPP ne peuvent plus faire de manœuvres, à qui la faute si plus rien ne va dans ce SDIS ?

 Si vous arrêtiez de muter à tour de bras et en dépit du bon sens pour essayer d’asseoir votre autorité, et si le personnel avait une nécessaire perspective de stabilité, peut être tout le monde s’y retrouverait et aurait envie de s’investir pour le bon fonctionnement du SDIS.

 Au lieu de cela, les vagues de mutation sans précédent désorganisent un peu plus encore le SDIS, le personnel n’a plus de points de repère.

 Sur qui peuvent ils compter avec le brassage que vous avez effectué ?

 La voie de la sagesse passe par l’ancienneté et la connaissance de son personnel, de ses chefs, par la connaissance des secteurs d’intervention et des centres de secours eux même.

 Malheureusement, à l’heure actuelle, plus rien de tout ça n’existe, et on en arrive à des situations réellement aberrantes et incroyables (personne pour conduire un groupe mousse ou  une EPANA,, personne pour faire fonctionner un compresseur d’air, personne qui ne sait comment marche tel engin, personne qui n’a la clé des locaux, personne qui ne sait, personne qui ne veut,…)

 Arrêtez de prendre les partenaires sociaux pour des ennemis, et écoutez les réellement au lieu de tout décider depuis votre bulle, sans mesurer tous les travers de vos réformes. Sinon, croyez nous ça ira mal !

 Recevez, Colonel, l’expression de nos sentiments respectueux.

 

Le secrétaire général CGT,

 
A CGT